Fusion entre les groupes Publicis et Omnicom

Le groupe français Publicis, numéro trois mondial de la publicité (Publicis, Saatchi & Saatchi et Leo Burnett), et son rival américain Omnicom (regroupant, entre autres, les réseaux TBWA, DDB et BBDO), actuel numéro deux, vont fusionner pour former un nouveau leader du secteur, baptisé Publicis Omnicom Group, ont annoncé dimanche 28 juillet les dirigeants des deux sociétés lors d’une conférence de presse à Paris.

Publicis Omnicom Group est amené à devenir le premier groupe de communication du monde, avec une sélection de clients communs parmi les plus importants du monde (Johnson & Johnson, Mars, Mc Donald’s, Pfizer et Procter & Gamble) et une capitalisation boursière de 35,1 milliards de dollars, réalisant 22,7 milliards de dollars de revenus, et réunissant plus de 130 000 collaborateurs, sous la double direction de Maurice Levy et de John Wren, les patrons de Publicis et Omnicom.

Sur le marché américain, les deux firmes ont eu des revenus combinés de 11 qui représentent quasiment le double des revenus de leur concurrent le plus proche : le groupe WPP. Un montant qui représente 35,1% du total des revenus de 50 plus grandes agences dans le monde. Publicis Omnicom regroupera également 3 des 5 plus grandes agences médias du monde.

Les grands clients mondiaux comme les clients locaux des agences de Publicis Omnicom Group pourront bénéficier de la taille et de la qualité des expertises complémentaires de classe mondiale désormais disponibles au sein d’un même groupe. Pour servir au mieux des clients mondiaux qui se sont eux-mêmes concentrés sur leurs marchés, et face à des nouveaux acteurs digitaux très centralisés (Google et Facebook en particulier), la taille est importante. Elle permettra de garantir à chaque agence du groupe servant localement chacun de ses clients l’accès à la meilleure qualité au meilleur prix, dans le monde entier.

Omnicom, qui fut longtemps numéro un mondial de la communication, avant de le redevenir aujourd’hui grâce à son rapprochement avec Publicis, a eu l’occasion d’expérimenter avec succès ce modèle au travers de ses trois réseaux publicitaires frontalement concurrents (TBWA, DDB et BBDO) ayant accès à de nombreuses expertises complémentaires dans tous les métiers, actionnables en fonction des besoins des clients. Cela n’a pas empêché chacun de ces trois réseaux de rivaliser chaque année dans de nombreuses compétitions et de chercher en permanence à être reconnu comme étant le meilleur. Résultat : BBDO, DDB et TBWA ont obtenus depuis 15 ans, le plus grand nombre de récompenses créatives, permettant à Omnicom d’être, plus souvent que tout autre, reconnu comme le plus créatif aux Grands Prix annuels des Cannes Lions. Une saine émulation qui a bénéficié aux clients de chacune des agences. Mais une compétition qui s’est effectuée dans le respect de l’adversaire et des règles du jeu, conduisant in fine DDB a féliciter TBWA pour avoir su conserver la confiance de la SNCF, ou conduisant TBWA à féliciter DDB pour avoir regagné la confiance de Bouygues Telecom, même si les deux agences avaient toutes les deux donné le maximum pour triompher dans les deux occasions.

Tout l’intérêt, et tout l’enjeu culturel du rapprochement entre Omnicom et Publicis, est donc de garder cet état d’esprit coopétitif. Celui qui provoque une saine émulation et qui permet de toujours progresser, en gardant l’esprit de compétition, tout en développant les coopérations chaque fois qu’elles font sens pour les clients.

Sources: adage.com / nicolasbordas.fr

publicis omnicom

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