Community management et caractéristiques locales

Community management, e-réputation, curation, autant de concepts qui prennent de plus en plus de place sur la scène numérique tunisienne. Bien évidemment, avec plus ou moins de succès, avec plus ou moins de professionnalisme.

Il s’agit, du point de vue d’un observateur externe, d’une dynamique qui cherche encore à se structurer, à la fois du côté des internautes mais aussi du côté des annonceurs et des prestataires de service.

Si dupliquer des modèles importés de l’extérieur peut paraître aujourd’hui contre-productif, il est important de prendre en considération les caractéristiques locales des pratiques et usages numériques.

Ces caractéristiques sont, à titre indicatif et non exhaustif, les suivantes :

▪   Une omniprésence du canal et support Facebook dans l’ensemble des échanges numériques.

▪   Un début timide de l’appropriation de Twitter, sans pour autant générer un volume d’affaires considérable, et donc majoritairement utilisé comme un espace d’échange « café du commerce » et comme caisse de résonance.

▪   Une relation qu’on peut qualifier de « je t’aime, moi non plus » entre consommateurs et marques, où chacun se cherche ses propres repères, avec un niveau d’exigence très élevé de la part de la communauté technophile.

▪   Une présence limitée à un certain type de marques : grande consommation, alimentation, télécommunications (Mobile/Radio/TV)

▪   Un usage très limité de dispositifs de veille poussée sur le Web pour des raisons financières

▪   Une constellation de blogs très éparse et atomisée

▪   Une mutation « momentanée » des différentes plateformes vers le terrain politique étant donnée la situation actuelle du pays.

De ce fait, les notions d’image, de perception, de réputation ou encore de notoriété commencent à prendre de l’importance auprès des individus, de certains dirigeants et responsables (politiques ou privés) comme auprès des marques et institutions.

Si l’approche actuelle s’apparente plutôt au « système D », ce qui est louable en soi étant donné les moyens du bord, il s’agit bien d’une approche de type « test and learn ». Chacun expérimente à son niveau, tire les conclusions et avance.

Pour ce faire, et en attendant l’évolution de la situation du marché en termes d’offre et de demande, toute une panoplie d’outils est à la disposition du simple internaute comme du responsable médias ou community manager. Cette offre est résumée dans la cartographie suivante qui est organisée en 8 catégories différentes :

▪   Métamoteurs sociaux

▪   Moteurs de blogs

▪   Moteurs d’actualités

▪   Suivi et recherche de commentaires

▪   Moteurs de forums

▪   Moteurs de microblogging

▪   Agrégateurs sociaux

▪   Moteurs de recherche de personnes

http://www.demainlaveille.fr/wp-content/uploads/2009/02/e-reputation_carto.pdf

A ces outils indépendants, il est possible de rajouter des plateformes de suivi, d’analyse ou de communication basées sur le modèle Freemium, donc offrant un minimum de fonctionnalités exploitables. Ces plateformes permettent par exemple de générer des rapports statistiques, des visualisations automatiques des données ou d’interagir avec les internautes directement depuis la même interface.

Nous pouvons citer à titre d’exemple :

▪   SM2 de Alterian pour la veille en ligne et sur les réseaux sociaux

▪   RowFeeder et Export.ly pour l’analyse des données des comptes Facebook et Twitter

▪   Crowdbooster pour le suivi des comptes Twitter et Facebook

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