Rencontre avec Yassine Boughaba: meilleur directeur artistique du monde en 2012

Yassine Boughaba a été élu meilleur directeur artistique de campagnes publicitaires dans le monde selon le classement « Big Won Rankings» publié par prosdelacom. Madwatch a voulu en savoir plus sur lui :

Les débuts de Yassine Boughaba

Honoré et fier de ce nouveau titre, Yassine nous a raconté ses débuts et comment il s’est intéressé au monde de la publicité et de la communication. D’un père graphiste des plus reconnus de son époque, il a grandi dans l’univers des imprimeries et des agences de publicité se familiarisant dès son plus jeune âge avec l’art graphique. C’est donc tout naturellement qu’il consacra ses études à ce domaine pour sortir après 5 années à l’ESSTED avec un diplôme spécialisé en design image. Devenu directeur artistique dans une agence de pub, Yassine a tout simplement réalisé un rêve d’enfance.

Le travail de directeur  artistique selon Yassine Boughaba

Le rôle du directeur artistique est trèes important dans une agence de pub. Il est très fréquent que les postes de directeur de création, directeur artistique et même de copywriter soient confondus mais la tâche d’un directeur artistique est souvent directement liée aux directives fixées par la direction de création en tenant compte du volet stratégique et marketing d’un projet. Le DA va trouver une multitude d’idées en collaboration avec le copywriter et exécutent ensemble le projet en explorant toutes les pistes possibles. C’est un travail d’équipe sauf que le plus souvent, le travail du DA est associé à l’image et celui du copywriter est associé à la rédaction. Mais il arrive que la même personne prenne en charge les trois volets en même temps, cela dépend de la structure de l’agence.

Les prix et les awards …

Les récompenses dans les festivals internationaux  sont une manière d’être à la page et de se mettre au niveau de ce qui se fait dans le monde. Consolider la position d’une agence ou se faire connaître au niveau personnel sont légitimes, mais l’objectif premier doit servir l’annonceur et faire qu’une marque locale soit plus visible au niveau international, c’est ce qui s’est passé avec la campagne « le retour de Ben Ali » pour l’association « Engagement Citoyen ». Des agences  peuvent essayer de gagner des prix  en envoyant des projets non réalisables. C’est bien de se donner comme objectif un prix international mais il faut répondre à une certaine problématique du client. Si on oublie l’objectif principal lors de la conception d’un projet, sortie de son contexte, la campagne rate automatiquement sa cible.

De « Memac Ogilvy Label » à « Point Carré »

Etre premier directeur artistique dans le monde et représenter la Tunisie est une grande responsabilité. Le plus grand travail reste à faire pour confirmer ce classement. Changer d’un groupe international qui est Ogilvy vers une agence plus petite est un réel challenge. « Point Carré » est une petite agence qui monte progressivement avec un potentiel extraordinaire et une équipe talentueuse et sa prochaine association avec TBWA advertising fera d’elle une agence très convoitée.

Le marché tunisien

Tout le monde pense que le marché tunisien de la communication est très loin du niveau international. Les marques tunisiennes ne sont pas connues, mais en réalité il faut des acteurs capables de changer la situation dans le sens ou l’envie de développer le meilleur produit doit parvenir à changer une marque et son image. La créativité est sans limite mais elle doit convaincre, le champ de bataille est au niveau de la stratégie et il faut comprendre le consommateur tunisien puisque tout est construit sur une démarche stratégique. Au niveau des médias également le marché n’est pas à l’optimum de ses capacités surtout au niveau Street Marketing. Il faut aussi miser sur le digital qui est un outil de développement créatif énorme et reste sous exploité malgré les opportunités qu’il comporte.

L’après révolution

La structure du marché n’a pas fondamentalement changé. Une certaine liberté a ouvert bien des portes et pour les créatifs en particulier. Le changement implique de nouvelles alternatives avec plus de choix et moins de contraintes, la liberté a permis d’améliorer les performances que ce soit au niveau conceptuel, rédactionnel ou visuel. Ces changements impliquent une certaine responsabilité mais ne peuvent qu’être positive pour espérer le développement du marché.

Madwatch souhaite bonne continuation à ce talent tunisien.

S.E

Yassine Boughaba

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